Cooplab
Cooplab est le point d’adressage d’une enquête construite depuis une vie quotidienne et sociale.
Il relie aujourd’hui une trajectoire personnelle, des expériences territoriales, des pratiques documentaires et une recherche en cours de formalisation.
Il ne cherche pas à les rassembler dans un récit unique, mais à rendre leurs relations plus intelligibles : ce qui s’est passé, ce qui en a été documenté, les questions qui sont apparues et la manière dont certaines d’entre elles sont aujourd’hui reprises dans un travail de recherche.
Par où entrer ?
On peut entrer dans cet ensemble de plusieurs façons.
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Par une trajectoire : D’où je parle revient sur la constitution de la place depuis laquelle cette enquête devient aujourd’hui possible : le déplacement de 2018, une question qui vient de loin, les relations entre penser, agir et habiter, et une vie prise dans l’histoire récente du calcul.
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Par la fabrique documentaire : Comment c’est fabriqué décrit le dispositif sociotechnique par lequel quelque chose qui arrive dans une vie peut devenir trace, donnée, document, relation ou question — et ce que cette transformation engage.
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Par un territoire : lisieres.cooplab.org documente plus directement la lisière Sud-Berry/Creuse, ses acteurs, ses initiatives, ses expériences et les questions qui y apparaissent.
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Par la recherche en train de se construire : these.cooplab.org accueille la problématisation, les concepts, les méthodes, les généalogies, les hypothèses, les données et leurs mises à l’épreuve.
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Par les billets : ils saisissent des rencontres, lectures, événements, essais, déplacements de questions ou bifurcations au moment où ils deviennent significatifs dans l’enquête.
Cooplab reste le lieu où ces différentes entrées peuvent être remises en relation.
Une recherche qui a trouvé une formulation en 2026
En 2026, cette enquête a trouvé une formulation provisoire sous la forme d’une thèse-vie :
L’évaluation comme milieu réflexif du collectif pensant : vers une épistémologie développementale des sciences citoyennes pratiquées depuis nos vies quotidiennes et sociales.
Par thèse-vie, je désigne ici une recherche dont la formalisation académique ne se sépare pas d’une enquête menée depuis une existence située, ses expériences, ses engagements, ses rencontres et les traces qu’elle produit.
Cette thèse n’était pas contenue dans mon parcours.
Je ne savais pas en 2018 ce que je formule en 2026.
Mais maintenant que cette recherche est formulée, je découvre combien elle entre en résonance avec des questions rencontrées auparavant sous des vocabulaires différents : qualité de mes pensées, information et citoyenneté, transformation des données en connaissances, apprentissage collectif, pouvoir de penser et d’agir, manière d’habiter l’incertitude, documentation du cheminement et production citoyenne de connaissances.
Le présent permet donc de reprendre certaines traces du passé.
Il ne doit pas les transformer rétrospectivement en étapes nécessaires d’un chemin qui aurait déjà été tracé.
Pourquoi plusieurs espaces ?
Les espaces reliés par Cooplab n’ont pas exactement la même fonction.
cooplab.org — orientation et adressage
Il cherche à rendre intelligible l’ensemble : depuis quelle place l’enquête est conduite, comment elle s’est constituée, où se trouvent ses différentes composantes et comment elles sont reliées.
lisieres.cooplab.org — situation et expériences territoriales
Il documente un milieu : la lisière Sud-Berry/Creuse, les initiatives qui s’y développent, les acteurs qui y prennent part, leurs expériences et les questions qui émergent de ces situations.
these.cooplab.org — élaboration de la recherche
Il accueille le travail par lequel certaines de ces expériences, traces et questions sont reprises dans une recherche plus formalisée : concepts, hypothèses, méthodes, généalogies, données, confrontations et mises à l’épreuve.
Un même événement peut donc apparaître dans plusieurs espaces sans y avoir exactement le même statut.
Une rencontre peut être documentée comme événement territorial, reprise dans un billet, devenir une donnée de l’enquête puis être mobilisée dans une élaboration théorique.
L’ensemble constitue ainsi moins une collection de sites qu’un entrelacement documentaire.
D’autres espaces, notamment praxis.encommun.io, Robustesse et soin ou LinkedIn, correspondent à d’autres inscriptions, pratiques, communautés ou modalités de circulation.
Des documents qui n’ont pas tous le même statut
Une partie du travail consiste à ne pas confondre ce qui relève :
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d’une trace produite au moment d’un événement ;
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d’un document ou d’une source retrouvée ;
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de ce que je peux attester ;
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d’une interprétation formulée après coup ;
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d’une hypothèse de recherche ;
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d’une relation que je propose entre plusieurs éléments.
Ces distinctions ne sont pas toujours stabilisées.
Les rendre progressivement plus explicites fait partie de l’enquête elle-même.
Il s’agit notamment d’éviter qu’une cohérence construite aujourd’hui soit projetée abusivement sur ce qui s’est passé auparavant.
Une double lecture : humains et machines
Cet entrelacement documentaire est publié à une époque où les pages Web ne sont plus seulement lues par des personnes.
Moteurs de recherche et intelligences artificielles les indexent, les rapprochent, les résument et peuvent reconstruire des relations entre des documents dispersés.
J’essaie donc progressivement de rendre cet ensemble intelligible selon une double lecture :
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permettre à une personne de comprendre le récit, son contexte, ses incertitudes, ses bifurcations et ses changements de vocabulaire ;
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permettre aux machines d’identifier aussi correctement que possible ce qui est relié à quoi, pourquoi, depuis quand et avec quel statut.
Il ne s’agit pas d’écrire deux contenus différents.
Il s’agit de rendre plus explicites l’architecture des relations, les temporalités et le statut des énoncés.
Une formulation de 2026 ne doit pas faire croire que je savais en 2018 ce que je sais aujourd’hui.
Cette précaution vaut pour les lecteurs humains.
Elle vaut aussi pour les machines.
Rendre ces pages lisibles par les machines ne consiste donc pas seulement à améliorer leur référencement. Il s’agit également d’éviter qu’en rapprochant des traces dispersées elles effacent leurs dates, leurs incertitudes, leurs déplacements ou leurs changements de statut.
Cette double lisibilité devient ainsi elle-même un objet de l’enquête.
Un index situé
Cette page ne constitue pas une présentation définitive de l’enquête.
Elle en documente un état.
Sa date, ses versions, ses modifications et les déplacements qu’elle opère dans la manière de raconter le parcours font partie de son statut documentaire.
Elle pourra donc changer à mesure que l’enquête elle-même apprend à mieux décrire ce qu’elle est en train de faire.
Stéphane Caillaud · Cette page est un document situé, daté et révisable · CC BY-SA 4.0
